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Cinq questions sur... Echiquier Value

Echiquier Value

Echiquier Value est un fonds de sélection de titres (stock-picking). Il investit dans les valeurs européennes « value », fortement sous-évaluées selon les gérants ou en situation de retournement.

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Comment expliquez-vous le regain d’intérêt pour la gestion value ?

La gestion value est particulièrement attractive depuis quelques mois : les signaux de remontée des taux ont créé un terreau propice à ces titres déconnectés de leur valeur intrinsèque. Ce contexte, favorable aux valeurs cycliques, explique l’intérêt marqué des investisseurs pour cette gestion qui permet de détecter les anomalies boursières et de rester agiles.

Présentez-nous Echiquier Value en quelques mots.

Echiquier Value est un fonds d’actions de la zone euro qui investit sans contrainte de capitalisation ni prisme sectoriel dans des valeurs que nous estimons fortement sous-évaluées ou en situation de retournement. Nous cherchons à identifier ces entreprises décotées via plusieurs filtres quantitatifs — la liquidité quotidienne, les ratios de valorisation… —, et qualitatifs. Notre portefeuille reste concentré sur 40 à 50 valeurs, avec une rotation limitée et un suivi des risques minutieux. Cette discipline de gestion a fait ses preuves depuis la création du fonds : ce dernier pèse aujourd’hui près de 500 millions d’euros.

Quelles sont les spécificités de votre gestion ?

Notre gestion est non benchmarkée – notre active share est élevé, à 93% — et se distingue de l’investissement value purement quantitatif. Notre méthode traduit le savoir-faire historique de La Financière de l’Echiquier en termes de stock-picking value : une gestion de conviction pleinement assumée, focalisée sur la connaissance intime des entreprises, qui s’appuie sur un processus de gestion rigoureux, sélectionnant des dossiers délaissés, oubliés (comme Alstom ou Deutz) ou détestés, qui ont connu un momentum défavorable (Swatch durant l’été 2016, par exemple). Nous analysons les fondamentaux de l’entreprise, son histoire, son niveau d’endettement et la vision du management pour évaluer au mieux son potentiel d’appréciation. Nous ne cantonnons pas notre sélection au value pur ; nous privilégions aussi l’investissement appelé « value retournement », qui concerne ces entreprises confrontées à des difficultés passagères comme la sous rentabilité des capitaux employés, et l’investissement dit « value relatif »,  dans des entreprises rentables qui génèrent des profits distribués aux actionnaires mais se négociant à des ratios historiquement faibles. Notre analyse se distingue par le regard contrarian que nous appliquons sur l’univers de la décote et par ce choix de nous attacher à la vision stratégique des chefs d’entreprises et à la valeur des choses.

Au regard de la répartition sectorielle, la consommation  discrétionnaire est le secteur prédominant : est-ce un biais ou cela découle-t-il de vos convictions ?

Nous n’avons pas de prisme sectoriel, mais la volatilité crée des opportunités et des biais sectoriels peuvent se dégager. C’est le cas actuellement avec la consommation discrétionnaire, le tourisme et l’automobile. Nous tenons compte de la capitalisation boursière des titres sélectionnés pour calibrer les positions : les dix premières lignes du fonds représentent 35 à 40 % du fonds, avec un poids maximum par ligne de 4%.

Quels axes allez-vous mettre en oeuvre pour 2017 ?

En ce début d’année, les espoirs de reprise et la réduction des incertitudes continuent de favoriser les actions décotées dont la valorisation devrait profiter d’un retour de croissance. Nous conservons la même stratégie et la même discipline du processus de gestion. Nous maintenons pour l’instant notre exposition sur l’hôtellerie, un secteur qui a particulièrement souffert en 2016 en raison de facteurs exogènes (virus Zika, attentats) et sur les secteurs pénalisés par l’environnement de taux bas —l’industrie (construction) par exemple. L’année réservera bien entendu son lot de surprises ; les aléas conjoncturels seront autant d’opportunités de considérer de nouveaux titres délaissés ou mal perçus par les marchés.