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ACINA : changer le regard sur les roms et favoriser leur insertion professionnelle

 

ACINA : changer le regard sur les roms et favoriser leur insertion professionnelle

Une population fortement stigmatisée

Alors que les « mesures transitoires » – qui restreignaient dans l’espace Schengen le droit au travail des citoyens bulgares et roumains – ont été supprimées en janvier 2014, les Roms continuent de véhiculer une image de « mendiants », fortement dégradée, assortie des pires qualificatifs : pickpockets, voleurs, mafieux, mutileurs d’enfants… Pourtant, selon les chiffres officiels, la délinquance des Roms ne concernerait que 2 à 3% de leur communauté qui totalise 20 000 personnes (40% d’enfants) en France dont 7000 en Ile de France. Leurs activités de survie relèveraient donc plus de la débrouille (mendicité, récupération de métaux, fouilles de poubelles) que de la « criminalité ». La réalité est que la majorité des Roms connaissent une situation de grande exclusion : ils vivent majoritairement dans des bidonvilles (il en existe près de 400 en France), le plus souvent en famille, sans eau, ni électricité, ni ramassage des ordures ménagères. Beaucoup n’ont pas accès aux droits sociaux et le démantèlement des campements se fait toujours au détriment d’une recherche d’emploi pérenne ou de la scolarisation des enfants.

Un accompagnement personnalisé vers l’emploi

Une enquête menée en 2014 par deux toutes jeunes filles, Laura Mocanu, 27 ans, d’origine roumaine, et Sarah Berthelot, 28 ans, montre pourtant que nombreux sont les Roms en France qui désirent trouver un travail. Fortes de ce constat, Laura et Sarah créent l’association ACINA (Accueil, Coopération, Insertion pour les Nouveaux Arrivants) dont l’objectif est d’établir des ponts entre, d’un côté des personnes compétentes et motivées mais très éloignées du monde du travail en France ; et de l’autre, des employeurs qui peinent à recruter dans des métiers en tension (bâtiment, mécanique, service à la personne…). L’association propose un accompagnement personnalisé décliné en 6 étapes : orientation socio-administrative (l’accent est mis sur la scolarisation des enfants, l’aide au logement et l’accès à la santé), construction du projet professionnel, formation adéquate et apprentissage du français, préparation aux entretiens d’embauche, prise de contact avec les recruteurs et suivi de la personne employée jusqu’à son autonomie complète.

Une sensibilisation des recruteurs 

En parallèle, ACINA sensibilise les entreprises pour déconstruire les préjugés sur les Roms. L’association s’applique à mettre en avant leurs compétences, valorisables mais trop peu reconnues faute de diplômes, ainsi que leur forte volonté de s’en sortir. Aujourd’hui ce sont 150 personnes de la communauté Roms qui bénéficient du soutien d’ACINA. Parmi elles, 40 font l’objet d’un suivi régulier et 9 ont retrouvé un emploi dont 4 en CDI et 2 en CDD.

 

Pour en savoir plus sur la Fondation de La Financière de l’Echiquier.

 


 

ACINA
Création : 2014
Localisation : Paris
Fondatrices : Laura Mocanu et Sarah Berthelot
Objectif : Accompagner les Roms vers l’emploi
Equipe : 3 salariés et 15 bénévoles
Contact : ACINA 3 bis rue Taylor 75010 Paris
07 81 94 89 53 / 07 61 71 59 82
acina.france@gmail.com