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Connaissez-vous le rendement caché des obligations convertibles ?


Historiquement, le rendement actuariel des obligations convertibles était un baromètre particulièrement adapté pour mesurer l’attractivité de cette classe d’actif. Néanmoins, on observe depuis plusieurs années que cet indicateur ne permet plus d’appréhender précisément l’ampleur du rendement réel des obligations convertibles.

En effet, ces trois derniers exercices, nous avons débuté l’année avec un rendement actuariel négatif  représentant en théorie un sérieux handicap, qui pourtant, a été largement surmonté. En prenant en compte tous les composants d’une obligation convertible (action, crédit, taux et volatilité), nous observons qu’en isolant leur contribution, ils ne peuvent expliquer à eux seuls toute la performance des indices d’obligations convertibles (en l’occurrence l’Exane Europe).

Ce surplus de performance qui fait plus que compenser le rendement actuariel est ce que l’on appelle « le rendement caché des obligations convertibles », il représente entre 1% et 3% selon les années comme en témoigne le tableau ci-dessous :


Capture

 


 

Ce « rendement caché » qui n’est pas quantifiable à l’avance repose sur trois piliers :

Dividendes : la plupart des obligations convertibles sont protégées en cas de paiement ou augmentation de dividendes sous la forme d’une amélioration du ratio de conversion.

Offre Publique d’Achat : Le ratio de conversion est ajusté en cas de changement de contrôle. Il n’est pas rare d’observer une meilleure performance de l’obligation convertible que du titre sous-jacent en cas d’OPA alors que l’investissement ne porte pas le même risque. Nous pouvons citer dans le désordre les opérations suivantes : Nokia, Alcatel, Deutsche Wohnen, Pirelli, Gagfah …

Opérations Sur Titres : Il s’agit d’un ensemble d’opérations qui revalorisent régulièrement un certain nombre d’obligations convertibles au travers d’offres d’échange pour prolonger le remboursement ou d’offres de rachat pour éviter la dilution à conversion.

 

L’équipe de gestion « obligations convertibles » de La Financière de l’Echiquier
Emmanuel Martin, Guillaume Jourdan et Benjamin Schapiro