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Rouler responsable, bientôt une réalité

Faire un choix éclairé parmi la myriade de pneus disponibles : c’est le prochain souhait exaucé par la Commission européenne, à compter du 1er novembre prochain.

A l’image des appareils électroménagers, les pneus des véhicules de tourisme et utilitaires commercialisés dans l’Union européenne arboreront désormais une nouvelle étiquette avec une note par critère  allant de A pour les plus performants à G, pour les plus mauvais. Le consommateur peut donc se réjouir à l’idée de comparer les performances des pneumatiques sur trois critères : l’efficacité énergétique, à travers la résistance au roulement du pneu, la sécurité, traduite par le coefficient d’adhérence sur sol mouillé et le niveau sonore du pneu à l’extérieur du véhicule. Sa vigilance sera d’ailleurs récompensée car, entre l’heureux détenteur d’un véhicule équipé de 4 pneus bien notés et son voisin non averti doté de pneus mal notés, la différence de consommation sera de 7,5%, soit une économie de 300€ sur la durée de vie des pneus. Sans parler des 18 mètres de distance d’arrêt évités lors du freinage sur sol mouillé et du confort procuré par une diminution du niveau sonore de 6 décibels. Enfin, argument imparable pour les consommateurs « éco-conscients » : acheter un pneu avec une plus faible résistance au roulement permet de diminuer les émissions de CO2 liées au transport routier.

A tout point de vue, le pneu noté AA devrait donc faire l’unanimité. Seul bémol, très peu seront disponibles dès novembre prochain. Et pour cause : l’augmentation de l’adhérence et la diminution de la résistance au roulement sont souvent deux objectifs antinomiques. Parvenir à un équilibre des performances, grâce à l’innovation technologique, sera donc déterminant pour les fabricants de pneus souhaitant bénéficier d’un avantage compétitif à terme. Mais pour l’heure, la plupart des fabricants européens salue cette louable intention du législateur. D’autant que ce nouvel étiquetage devrait finalement renforcer la suprématie des pneus de catégorie premium et évincer du marché les produits bas de gamme.

Parmi les futurs bénéficiaires figure CONTINENTAL, que nous avons rencontré lors d’un récent entretien. Si le groupe ne compte pas encore de pneu AA dans sa gamme de produits, CONTINENTAL devrait tirer parti des investissements réalisés jusque-là en matière de R&D et ainsi nettement creuser l’écart par rapport aux acteurs spécialisés dans le segment bas de gamme. Et son optimisme ne cesse de croître à mesure que d’autres pays comme le Brésil, la Chine ou la Corée du Sud s’engagent dans la voie de l’étiquetage. D’autres aspects essentiels tels que la longévité du pneu, l’adhérence sur route sèche ne sont pas, par ailleurs, intégrés dans l’étiquetage européen ; aussi, au-delà de l’étiquetage, CONTINENTAL continue-t-il de mobiliser ses équipes de R&D afin d’atteindre de bonnes performances sur un large éventail de critères. En bonne voie…